p2p ou le fléau virtuel du XXI<sup>ème</sup> siècle.
Par Pierre Schweitzer, mardi 14 décembre 2004 à 23:16 :: General :: #8 :: rss
Les moyens d'utiliser les réseaux du p2p sont de plus en plus nombreux, faciles à utiliser, et performants. Le vol est donc à la porter de tous en quelques click de souris. Et cela inquiete ceux qui se font voler. Ils tentent alors des actions futiles, et inefficaces.
Aujourd'hui, je reçois comme tous les matins ma lettre d'information de 01net.com, et là, en gros titre, je vois "
Pourquoi cela dérange-t-il autant ?
À l'origine le p2p ne désignait pas ce qui est maintenant appelé (à tord) du piratage. C'était une technologie nouvelle qui permettait d'allêger de façon significative les serveurs. Les utilisateurs y étaient aussi moins surveillés, ce qui a plus. Maintenant cette technologie est utilisée principalement pour des réseaux légaux utilisés à des fins illégales. C'est ça qui fait peur.
Les maisons qui produisent les artistes, ou qui distribuent les logiciels (ou films) redoutent donc ces réseaux. Elles sont faces à un nouveau type de vol bien plus important que les anciens, et elles n'ont pas les connaissent nécessaire pour le combattre. Ces maisons, appelées aussi "Majors", jouissent d'un soutien auprès d'un gouvernenment. Ce qui leur permet de suggêrer des idées pour les lois sur Internet au gouvernement. Ces lois permettent de clarifier le lieu virtuel d'Internet. Cependant, et ce à cause principalement des utilisations abusives du p2p, ces lois sont extrêments fermes. Pour parler d'un cas moins proche, les hébergeurs et fournisseurs d'accès à Internet sont "tranquilles". Ils sont moins de risques. Mais risquent de fortes amendes (surtout les hébergeurs) dans des petits cas. Et ces pareil pour le p2p, la chose est un peu plus nette maintenant. Dois-je rappeller les protestations contre la loi LEN (Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique) ? Lorsque le contenu de cette loi a été à peu près connu, le site de Ratiatum et la ligue Odebi (principalement) ont commencé à crier à la "révolte" - Il faut être honnête, je les ai suivi pour les closes sur l'hébergement - et les utilisateurs du p2p se sentant menacés (à juste titre) ont commencé à protester contre cette loi, sans en connaître l'intégralité et la teneur du texte, allant même juste qu'à manifester dans les rues de Paris à la demande de la ligue. Une fois certains articles revus, la ligue a mis de l'eau dans son vin, fort heuresement. Mais le site Ratiatum, non. Car ce site est pour beaucoup (et cela est peut-être fondé) un regroupement de personnes tentant de légaliser le p2p, le vol. Mais revenons aux maisons de disques. Celles-ci, pour tenter de parer toute forme de vol possible ont, en violant au passage le droit de copie privée (le débat n'est pas là), mis en place toutes sortes de sécurités les unes plus vicieuses que les autres afin de protêger le contenu du support. Puis le vol virtuel a commencé à devenir de plus en plus important. Elles ont donc jugés (intelligement) de surveiller tout ça. Mais encore une fois, beaucoup de panique, pas beaucoup de réflexion. Des utilisateurs légaux des réseaux p2p se sont retrouvé avec ces maisons de disques aux fesses (pardonnez l'expression) pour avoir soi-disant téléchargé X film, X mp3,... Contre attaque des utilisateurs de p2p, se croyant dans leur droit, avec des logiciels, et la mise à disposition de liste d'IP de ces organismes, permettant de les bloquer. La parade ne se fait pas attendre, les maisons de disques arrivent avec des méthodes encore plus dangereuses. Elles attrapent énormement de personnes grâce à leur IP attrapées de façons discrètes (notons au passage que cela à susité encore une fois d'importantes polémiques). Résultat, elles font des procès. Et les gagnent pour la plupart. Mais des chiffres arrivent... Le p2p serait en hausse, et les utilisateurs seraient passés à des moyens plus sûr. C'est pas génial ! On abouti donc à la dernière trouvaille en date : la déconnexion des utilisateurs. Il suffit qu'un organisme porte plainte, avec l'IP au FAI concerné, et c'est bon, rupture de contrat. Alors, tout à l'heure, je lisais : "Ils n'ont pas le droit !". C'est vrai, ils en ont le devoir, c'est autre chose. D'une part, la LEN le demande, et d'autre part, les CGV (du moins celles de France Télécom) informent que le contrat peut être résilié si "le Client [...] fait un usage d'Internet de nature à porter préjudice aux tiers [...].". Donc, la boucle est bouclée !
Bon, encore une remarque et je m'arrête sur les termes utilisés par les maisons de disques (seulement je crois). Pour eux, ceux qui téléchargent sur les réseaux p2p sont des pirates... Ah bon... Pour moi, ça n'était pas ça. Des voleurs, oui. Mais laissons les pirates à leur place. Déjà qu'ils ont du mal avec la presse qui confond hacker, lamer, etc... Alors si en plus là dedans il faut rajouter voleur ! Si mes souvenirs sont bons, seuls les maisons de disque l'utilise (au Sénat, ils employaient je sais plus quoi). C'est à ce demander s'ils ne le font pas pour faire d'une pierre deux coups : supprimer le p2p (bon courage, c'est pas gagné), évincer les pirates, ou plus probablement les lamers, script kiddies, et autres. Il est vrai d'ailleurs que ces derniers sont inutiles et coûteux. Laissons l'élite. Eux ne s'attaquent pas à des sites par défis, pour se la ramener devant les copains le lendemain dans la cours !
Sur ce, bonne soirée, Heis Spiter
Internautes débranchés pour cause de piratage". Réflèxe immédiat : Ça va pêter ! Et, résultat, je vois un peu plus tard que ça c'échauffe déjà sur XPerience-Fr.net. Je ne tente même pas une visite sur Ratiatum.
Pourquoi cela dérange-t-il autant ?
À l'origine le p2p ne désignait pas ce qui est maintenant appelé (à tord) du piratage. C'était une technologie nouvelle qui permettait d'allêger de façon significative les serveurs. Les utilisateurs y étaient aussi moins surveillés, ce qui a plus. Maintenant cette technologie est utilisée principalement pour des réseaux légaux utilisés à des fins illégales. C'est ça qui fait peur.
Les maisons qui produisent les artistes, ou qui distribuent les logiciels (ou films) redoutent donc ces réseaux. Elles sont faces à un nouveau type de vol bien plus important que les anciens, et elles n'ont pas les connaissent nécessaire pour le combattre. Ces maisons, appelées aussi "Majors", jouissent d'un soutien auprès d'un gouvernenment. Ce qui leur permet de suggêrer des idées pour les lois sur Internet au gouvernement. Ces lois permettent de clarifier le lieu virtuel d'Internet. Cependant, et ce à cause principalement des utilisations abusives du p2p, ces lois sont extrêments fermes. Pour parler d'un cas moins proche, les hébergeurs et fournisseurs d'accès à Internet sont "tranquilles". Ils sont moins de risques. Mais risquent de fortes amendes (surtout les hébergeurs) dans des petits cas. Et ces pareil pour le p2p, la chose est un peu plus nette maintenant. Dois-je rappeller les protestations contre la loi LEN (Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique) ? Lorsque le contenu de cette loi a été à peu près connu, le site de Ratiatum et la ligue Odebi (principalement) ont commencé à crier à la "révolte" - Il faut être honnête, je les ai suivi pour les closes sur l'hébergement - et les utilisateurs du p2p se sentant menacés (à juste titre) ont commencé à protester contre cette loi, sans en connaître l'intégralité et la teneur du texte, allant même juste qu'à manifester dans les rues de Paris à la demande de la ligue. Une fois certains articles revus, la ligue a mis de l'eau dans son vin, fort heuresement. Mais le site Ratiatum, non. Car ce site est pour beaucoup (et cela est peut-être fondé) un regroupement de personnes tentant de légaliser le p2p, le vol. Mais revenons aux maisons de disques. Celles-ci, pour tenter de parer toute forme de vol possible ont, en violant au passage le droit de copie privée (le débat n'est pas là), mis en place toutes sortes de sécurités les unes plus vicieuses que les autres afin de protêger le contenu du support. Puis le vol virtuel a commencé à devenir de plus en plus important. Elles ont donc jugés (intelligement) de surveiller tout ça. Mais encore une fois, beaucoup de panique, pas beaucoup de réflexion. Des utilisateurs légaux des réseaux p2p se sont retrouvé avec ces maisons de disques aux fesses (pardonnez l'expression) pour avoir soi-disant téléchargé X film, X mp3,... Contre attaque des utilisateurs de p2p, se croyant dans leur droit, avec des logiciels, et la mise à disposition de liste d'IP de ces organismes, permettant de les bloquer. La parade ne se fait pas attendre, les maisons de disques arrivent avec des méthodes encore plus dangereuses. Elles attrapent énormement de personnes grâce à leur IP attrapées de façons discrètes (notons au passage que cela à susité encore une fois d'importantes polémiques). Résultat, elles font des procès. Et les gagnent pour la plupart. Mais des chiffres arrivent... Le p2p serait en hausse, et les utilisateurs seraient passés à des moyens plus sûr. C'est pas génial ! On abouti donc à la dernière trouvaille en date : la déconnexion des utilisateurs. Il suffit qu'un organisme porte plainte, avec l'IP au FAI concerné, et c'est bon, rupture de contrat. Alors, tout à l'heure, je lisais : "Ils n'ont pas le droit !". C'est vrai, ils en ont le devoir, c'est autre chose. D'une part, la LEN le demande, et d'autre part, les CGV (du moins celles de France Télécom) informent que le contrat peut être résilié si "le Client [...] fait un usage d'Internet de nature à porter préjudice aux tiers [...].". Donc, la boucle est bouclée !
Bon, encore une remarque et je m'arrête sur les termes utilisés par les maisons de disques (seulement je crois). Pour eux, ceux qui téléchargent sur les réseaux p2p sont des pirates... Ah bon... Pour moi, ça n'était pas ça. Des voleurs, oui. Mais laissons les pirates à leur place. Déjà qu'ils ont du mal avec la presse qui confond hacker, lamer, etc... Alors si en plus là dedans il faut rajouter voleur ! Si mes souvenirs sont bons, seuls les maisons de disque l'utilise (au Sénat, ils employaient je sais plus quoi). C'est à ce demander s'ils ne le font pas pour faire d'une pierre deux coups : supprimer le p2p (bon courage, c'est pas gagné), évincer les pirates, ou plus probablement les lamers, script kiddies, et autres. Il est vrai d'ailleurs que ces derniers sont inutiles et coûteux. Laissons l'élite. Eux ne s'attaquent pas à des sites par défis, pour se la ramener devant les copains le lendemain dans la cours !
Sur ce, bonne soirée, Heis Spiter
Commentaires
1. Le dimanche 19 décembre 2004 à 15:08, par jackdaniel
2. Le dimanche 19 décembre 2004 à 15:10, par jackdaniel
3. Le lundi 20 décembre 2004 à 17:16, par Heis Spiter :: site
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